• JM Love Nutrition par Mélissa Larivière Dt.P

La beauté mais à quel prix ?

Mis à jour : févr. 3

Ah la beauté ! Ne croyez pas que cette recherche perpétuelle de plaire et d'être beau/belle ne débute qu'une fois l'âge adulte atteint. Malheureusement, nos jeunes ne sont pas épargnés. Avec ce texte, j'ai donc envie de vous faire prendre conscience de ce mal qui s'installe parfois bien tôt dans la vie de nos enfants mais qui n'a pas à être une fatalité non plus si nous agissons dès maintenant.


Premièrement, allons-y avec une petite définition de ce qu'est le «beauty sickness» qu'on pourrait traduire comme un mal de la beauté. On le résume comme étant une quête obsessive de la beauté physique qui prend toute la place au détriment des objectifs et intérêts personnels d'un individu.


Cette obsession peut affecter l'éducation, les choix de carrières et les relations de nos jeunes filles. Ce serait plus de la moitié des jeunes filles (55-59%) et environ le tiers (33-35 %) des garçons âgés entre 6 à 8 ans qui souhaiteraient être plus minces. Oui oui, vous avez bien lu, si tôt dans la vie, nos enfants peuvent être frappés par ce besoin d'être plus beau/belle. Ces données proviennent de recherches effectuées auprès de jeunes vivant aux États-Unis mais ne croyons pas qu'ici au Québec nous sommes à l'abri de cette pression sociale exercée sur les jeunes enfants et les adolescents.


Il ne suffirait que de quelques minutes d'exposition à du contenu irréaliste relié à l'image de la femme dans les médias pour augmenter la dépression, la honte et diminuer l'estime de soi chez les jeunes filles. Un autre chiffre qui va vous faire réfléchir, dans cette même étude, on a démontré que c'est près d'un enfant sur 4 (25 %) qui auraient déjà eu des comportements restrictifs reliés aux diètes et ce, dès l'âge de 7 ans.


Je sais que ces chiffres peuvent faire peur comme parent mais je veux vous rassurer, nous avons le pouvoir d'aider nos enfants et adolescents à ne pas être happés de plain fouet par ce mal de la beauté.


Voici donc quelques petites actions à mettre en place dès maintenant à la maison afin d'aider vos enfants à s'épanouir positivement.

  1. Aidez vos enfants à reconnaître leurs valeurs, leurs objectifs et leurs passions dans la vie.

  2. Faites un ménage dans les médias auxquels vos enfants sont exposés et conservez seulement ceux qui prônent la diversité corporelle et une image de soi positive. Je vous invite à faire ce ménage avec votre enfant/ado et de le questionner à savoir ce qu'il/elle ressent lorsqu'il/elle est exposé à certaines images. Est-ce que ça lui fait du bien ou est-ce qu'au contraire ça fait naître en eux des sentiments inconfortables ? On leur permet ainsi, dès leur plus jeune âge, de développer leur esprit critique et de ne pas accepter tout ce qu'on leur présente comme étant la seule réalité.

  3. Nous déclarons la maison comme étant un environnement où les commentaires sur l'apparence physique ne sont pas encouragés ou lorsqu'ils le sont, ils se limitent à leurs fonctions physiques seulement.

  4. Nous complimentons les qualités et les accomplissements de tous et chacun. Il n'est certainement pas interdit de se complimenter sur notre apparence physique, nous souhaitons seulement diversifier les sources de compliments. Nous pouvons également expliquer à nos enfants/ados qu'il est tout à fait normal d'avoir des journées où on se trouve moins beau/belle pis que c'est ben correct.

  5. Discutez avec votre enfant afin de l'amener à réfléchir sur sa propre relation à la beauté. Est-ce que c'est quelque chose qui lui fait du bien ou est-ce une obligation ? Il y a une nuance à faire ici.

Personnellement, le confinement du printemps 2020 m'a beaucoup fait réfléchir sur ma propre relation avec la beauté. Passer nos journées en vêtements mous avec une couette sur la tête et sans maquillage c'est vrai que ça peut être le fun. Par contre, après plusieurs mois, je dois me rendre à l'évidence, ça me fait du bien aussi de m'arranger, de me mettre du beau linge (pas mou), de me coiffer ou d'appliquer un petit peu de poudre sur mon visage. Maintenant je réalise que je le fais parce que ça me tente et que ça me fait du bien.


En terminant, j'espère que ce texte vous amènera à réfléchir sur votre propre relation à la beauté comme individu mais aussi comme parent. Je ne dis pas ici que la beauté c'est mal et qu'on ne devrait jamais apprécier ou même désirer se trouver beau/belle. Mais quand cette quête prend toute la place et qu'elle devient si obsessive que tous les autres aspects de notre vie en sont affectés, là il y a un problème. On peut agir dès maintenant pour que nos enfants aient une relation saine à la beauté physique. N'oublions pas non plus de mettre la beauté de l'esprit de l'avant, parce que même si moins visible, elle fait tout autant de bien, sinon plus dans bien des cas. Moi je dis que la balle est dans notre camp chers parents, à nous de la saisir !


Sur ce, je vous dis à bientôt et si vous avez envie de partager avec moi sur le sujet, vous pouvez le faire dans les commentaires plus bas..